render-jayma-mays

Toc. T.O.C. « Trouble obsessionnel compulsif ». Je suis à l’aube du final de L’inceste. Ça y est. J’ai entamé la conquête de la bulle, du […] propre. De la musicalité propre. Alors je suis mimétique, je suis imprégné par cette musique. Saccadée, elliptique, brutale, fatale, ces joutes verbales efficaces. Claires, concises. Débitées dans le livre, comme lieu de purgation. Le blog, comme lieu de purgation ? Laisser la pop culture de côté un temps, son culte. Y revenir. Parler des tocs, pourquoi ? Ça fait au moins un an que j’y songe, je n’avais pas songé à une deadline. J’attendais l’imminence. La coupe pleine. Le cri du cœur. Le moment de trop. J’avais peur de trop en dire, de tout dire, je ne voulais pas tomber dans la sensibilisation pathétique. La dignité donnée aux lions. La nomenclature Tellement vrai. « Tant pis » à ce qu’on pourrait dire. Tant pis pour ce que l’on pourrait dire. « Et alors ? ». Le dire une bonne fois pour toutes. Tracer un trait, horizontal, propre, le temps d’une apnée, droit, sans slalome trahissant la feinte de confiance en soi. « Faire un trait », une bonne fois pour toutes sur le qu’en-dira-t-on. Sur les passassions de pouvoir. Sur l’assujettissement. Les campements sous joug. Taire certaines causes. Dire ce qui est dicible aujourd’hui. Tenir compte de ses capacités d’aujourd’hui. Ça a commencé il y a une bonne dizaine d’années. Je devais avoir huit ou neuf ans, plus probablement neuf ans, c’est l’âge où ça commence parait-il, « pour les garçons ». Les tocs c’est pathologique, on n’aime pas le dire. Ça n’a pas assez de potentiel pour prétendre à l’approbation, le troque, la pathologie contre la légitimité, l’écoute, la prise au sérieux, la compréhension, la vraie, pas la feinte. On avait été au cinéma voir une suite de Kirikou et la sorcière, Kirikou et les bêtes sauvages.

angot_christine14bertinijean_luc_flam

J’avais aperçu le projo derrière moi. Le marchand du rêve. Irradiant, caché par le sfumato de la lumière blanche, scintillante, christique. Je m’étais retourné une fois, deux fois, trois fois. Quatre fois. Cinq fois. Six fois. Sept fois. Huit fois. Neuf fois. Dix fois. Onze fois. Douze fois. Treize fois. Quatorze fois. Quinze fois. Seize fois. Dix-sept fois. Dis-hui fois. Vingt fois. Vingt-et-une fois. Vingt-deux fois. Vingt-deux fois ? Vingt-deux ans ? Ce n’est pas encore mon âge. Le 20 septembre prochain. Il y avait le simple aller-retour. « Low cost ». Devant-derrière. Puis. Devant-à-gauche-à-droite-derrière. Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière                 Devant-à-gauche-à-droite-derrière                Devant-à-gauche-à-droite-derrière                                    Devant-à-gauche-à-droite-derrière     

                  Devant-à-gauche-à-droite-derrière

Devant-à-gauche-à-droite-derrière             Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière Devant-à-gauche-à-droite-derrière

kirikou3_04

Les gestes hallucinogènes dans la cour de récré, on me demandait, on m’interrogeait : « pourquoi tu fais ça ? ». Je ne pouvais pas m’en empêcher, l’humiliation imposée par le corps. Par son propre corps. Humiliation Humiliation Humiliation Humiliation Humiliation Humiliation Humiliation Humiliation Humiliation Humiliation Humiliation Humiliation Humiliation Humiliation Humiliation Humiliation Humiliation Humiliation Humiliation Humiliation Humiliation Humiliation Humiliation Humiliation – ma colloque. La pathologie clownesque. Le potentiel comique. Le potentiel cinématographique. La carence en légitimité. On ne prescrit pas de la légitimité. Les retards en cours. Les trains loupés. Galvanisé par le corps. Le corps et ses pulsions. Les demi-tours. Pour vérifier l’emplacement des films, des disques. De l’image à l’effigie de […]. La répression des goûts, figure de proue de mon carcan. Du carcan. Ce carcan. Supprimer ce qui m’est cher. Eradiquer ce qui m’est cher. Me punir. Par mes soins. Les pensées obsédantes. Celles que je n’approuvais pas. Que je n’approuve pas. Les oppresseurs emménageant de force, sans consentement, sans permission. Le viol. La prise de ma Bastille. Le viol du libre-arbitre. La propension à être convaincu. Contre son gré. Toujours. La perte. Dans le sable mouvant de son propre corps. Ne plus savoir « faire le tri ». « Peser le pour et le contre ». Démuni. Dépossédé. Amputé. Des droits fondamentaux. Des besoins, fondamentaux. Les fondations de la maison atteintes. L’écroulement potentiel. Imminent. La propension à détériorer les objets. À déchirer. Le faire ? Ne pas le faire ? L’éternel dilemme. Ne plus pouvoir apprécier. Ne plus pouvoir pleinement apprécier. DROIT FONDAMENTAL. BESOIN FONDAMENTAL. C’était le refuge. La bulle. L’îlot. « Comment je suis devenue complètement folle », Angot, dans L’inceste. Ça n’est jamais un choix. « Tu te complais dans ta souffrance » : oxymore. Les remarques. Jamais mal intentionnées. Des auteurs jamais foncièrement mauvais. « On peut faire du mal sans s’en rendre compte ».

« Les mots tuent », Amélie Nothomb    

Ils emménagent de force, sans consentement, sans permission. Le viol.

« Un cambriolage, c’est un viol »

« viol », nom masculin, sens 1 : rapport sexuel infligé sous la contrainte, constituant un crime.

sens 2 : fait d’enfreindre une loi.

sens 3 – je l’ajoute - : toute intrusion non consentie dans l’intimité.

Vous comprenez désormais la métaphore. « Taire les causes » ; « ne pas tout dire ». Ne plus tout dire.

La seule mentionnée : l’oppression répercutée dans la tête.

« toc », abréviation, sens 1 : Trouble obsessionnel compulsif. Cette maladie se caractérise par des obsessions ou des gestes compulsifs ou répétitifs qui semblent injustifiés. Son origine serait l'anxiété.

« Suite au prochain épisode » ?

 

 

Lewis