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La Petite Sirène 2 : Retour à l'océan (2000)

Jouir de baignades au cœur d’un océan de pièces d’or est tout à fait agréable, cependant, s’il est possible de parsemer davantage le jacuzzi de dorure, cela ne se refuse guère et peut relever du jubilatoire. À l’aube des années 90, La Petite Sirène ouvre le bal d’un nouvel âge d’or pour le studio aux grandes oreilles dont Le Roi Lion sera un paroxysme, succédant aux cyclones La Belle et la Bête puis Aladdin. Si ces quatre films écriront une nouvelle page de choix dans la légende de l’usine à rêves, se hissant rapidement au panthéon des films d’animation où régnaient déjà bien des longs-métrages de la firme - de quoi inviter Ariel et Jasmine à prendre l’apéro chez Cendrillon, par exemple - ils n’assagiront pas, de toutes évidences, l’insatiable avidité de Mickey, qui durant cette même décennie puis tout au long des années 2000 s’adonnera à un pressage du citron enchanteur jusqu’à ses dernières gouttes, faisant ainsi les choux gras de la filiale parapluie Walt Disney Television Animation – incluant notamment DisneyToon Studios, entre autres.

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 La Belle et la Bête 2 : Le Noël enchanté (1997)

Oscillant entre le cataclysme et la bonne surprise, les fruits du travail souvent fainéant de cet énième bébé de la Walt Disney Company resteront dans la mémoire collective un blasphème dispensable incarné par une succession de suites des grands-classiques Disney, pour la plupart regrettables. L’hécatombe est esquissée en 1994, avec la sortie sur le marché de la vidéo du (Le) Retour de Jafar, avant-goût de la série dont Aladdin sera la vedette pour un CDD de quatre-vingt-six épisodes étendues jusqu’à 1996. La torture rétinienne entamée par la résurrection de Jafar prendra fin en 2008, avec la révérence d’Ariel dans Le Secret de la Petite Sirène : soit quatorze ans de sadisme. Si ces excroissances des classiques du mythique studio sont nombreuses à être lamentables, certaines relèvent de l’éclaircie, ayant parfois droit à une présence en salles obscures : de l’étonnamment réussi Bambi 2 au (Le) Sortilège de Cendrillon en passant par Le Roi Lion 2 : l'Honneur de la Tribu, par exemple.

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 Le Sortilège de Cendrillon (2007)

Si beaucoup de ces fadasses successeurs ne seront certainement pas des succès critiques, ils brilleront toutefois d’une approbation commerciale, puisant dans l’indulgence enfantine saupoudrée d’un zeste de duperie. Notamment à coups de bandes-annonces condensant plusieurs plans des moins dangereux pour un globe oculaire, en inventant parfois même, le temps d’un trailer, mais également en affublant jaquettes à gogo d’images promotionnelles inédites non tirées des films concernés et bien plus jolies que ce qui y est proposé. À l’image du (Le) Monde magique de la Belle et la Bête ou des (Les) Énigmes de l'Atlantide, certains de ces films ne sont d’ailleurs qu’un rafistolage des reliques de séries avortées où graphismes et animation sont d’une laideur désolante, à des années lumières de leurs films de référence. Quand ce ne sont pas des scénarios de bas-étage qui les discréditent – on sort du placard des sœurs/frères jusqu’ici méconnus d’antagonistes, on enceinte des princesses, on joue de l’éternel coup du « on avait oublié de vous raconter dans le premier » -, ce sont des chansons fadasses et peu mémorables dans une fresque où le visuel est fréquemment navrant. Petit échantillon…

 

Le Bossu  Cataclysme de Notre-Dame 2 : Le Secret de Cauchemar chez Quasimodo

 

Le Retour'humiliation de Jafar

 

Le Monde magique atroce de la Belle et la Bête

 

La Belle et la Bête 2 : Le Noël Traumatisme enchanté

 

Les Énigmes de l'Atlantide animation

 

Cendrillon 2 : Une vie cauchemar de princesse

 

 La Petite Sirène Défigurée 2 : Retour Visions d'horreur à l'océan

 

 

 

 

 

 

Lewis